Jadis, de ces temps immémoriaux qui balisèrent la naissance de ma civilisation, il y eut tant d'histoires racontées, certaines fausses, d'autres vraies, qui sait? Elles persistent à marquer l'imaginaire collectif de mes citoyens et sans doute qu'elles ne s'évaderont jamais que si elles sont accomplies.
La plus grandiose de ces histoires est celle de l'Atlantide. Cette île qu'on dit d'abondance et de joyaux n'est peut-être plus qu'un mythe à présent, mais toujours est-il qu'elle demeure le symbole le plus éloquent et le plus vivant du désir d'exil d'un peuple en détresse de par ses sols appauvris en ces dernières décénnies. On raconte qu'il y pousse les citrons les plus charnus et qu'ils y sont si sucrés qu'un homme terrestre ne peut en manger que trois par jour. En cette île vivent des dieux issus de Poséidon et de Clitô, dix paires de jumeaux qui furent les rois bâtisseurs de l'Atlantide tant vénérée pour son foisonnement et, surtout, pour son métal désormais introuvable qu'on appellait orychalque et dont tous les palais atlants étaient alors ornés. L'Atlantide possédait la flotte navale la plus imposante de tous les courants connus et son port était un brasier commercial où tous trouvaient leur compte. En ses terres riches cohabitaient l'éléphant, le plus grand animal jamais rencontré, et le singe, ce petit homme sous-développé. Les hommes de l'Atlantide maudissaient le soleil à son zénith car il les aveuglait, mais les stratèges de l'Atlantide avaient des yeux de jade et ils pouvaient voir même par la lumière la plus blanche. Le soleil leur concèda donc la victoire, il s'inclina devant leur grandeur.
Si ce n'était du fait que ce maudit soleil cuisait les pensées des hommes simples et les obligeaient à se réfugier à l'intérieur où les filles de joie et les vins d'exceptions apportaient tantôt des effluves d'ivresse, tantôt de colère jalouse tant leur richesse était tout ce qu'ils avaient, ce peuple aurait sans doute eu l'approbation de tous les cieux. Hors, Zeus, Athéna et Éphaïstos eurent tôt fait de punir la désobligeance et la cupidité de ces hommes trop simples qui n'avaient plus de goût que pour la débauche et les rapports vils: ils ensevelirent l'île à tout jamais. Par un grand séïsme suivi de raz-de-marée comme jamais il n'en fut de subséquent, l'Atlantide disparue et jamais depuis personne ne l'aurait revue.
C'est ce que raconte la légende. Mais moi, Astrozimm, grand dirigeant de l'Austro-Hongrie, à l'écoute de mon coeur et du coeur commun de mes citoyens, j'entends retrouver cette terre qui sera mon Exil à jamais. Mais où donc devrai-je manoeuvrer mes navires pour atteindre ma destinée? L'Atlantide, selon ce que racontent les anciens, se trouverait au-delà des pilliers d'Héraclès, aujourd'hui appelés "détroit de Gibraltar" !
Que le rêve me guide et qu'il guide mon peuple à l'Exil béni des dieux, l'Atlantide!
C'est ce que raconte la légende. Mais moi, Astrozimm, grand dirigeant de l'Austro-Hongrie, à l'écoute de mon coeur et du coeur commun de mes citoyens, j'entends retrouver cette terre qui sera mon Exil à jamais. Mais où donc devrai-je manoeuvrer mes navires pour atteindre ma destinée? L'Atlantide, selon ce que racontent les anciens, se trouverait au-delà des pilliers d'Héraclès, aujourd'hui appelés "détroit de Gibraltar" !
Que le rêve me guide et qu'il guide mon peuple à l'Exil béni des dieux, l'Atlantide!
Aucun commentaire:
Publier un commentaire